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MALADIES RESPIRATOIRES AIGUES

aerosol leiLes maladies aiguës qui affectent l’appareil respiratoire sont désignées par le nom de l’organe concerné suivi du suffixe –ite, qui désigne toutes les formes d’inflammations (se reporter au chapitre sur l’inflammation). Le nom de la maladie est associé à un adjectif qui en explicite mieux les caractéristiques. Généralement, les formes aiguës touchent plusieurs organes (rhinopharyngite, trachéo-bronchite, bronchopneumonie). Ceci est sans doute dû au fait que, de l’extérieur vers l’intérieur, chaque organe dresse une barrière protectrice pour éviter que les autres ne soient touchés. Après avoir franchi cette « ligne de front », la maladie peut poursuivre son attaque. Les formes aiguës des maladies respiratoires sont bien souvent le résultat d’une infection virale ou, moins fréquemment, d’une infection bactérienne. Celle-ci fait souvent suite à l’infection virale (surinfection bactérienne), dont elle constitue une forme de complication. Les virus les plus souvent mis en cause sont des « virus respiratoires », que nous ne détaillerons pas ici par souci de brièveté. Rappelons juste qu’on connaît pas moins d’une centaine de microorganismes responsables du rhume commun. Le virus respiratoire le plus redoutable est celui de la grippe, de type A et B. Il comporte diverses familles classées en fonction de ses caractéristiques antigéniques : chaque famille est désignée par la combinaison des lettres « A » et « H » et de chiffres. Nous avons tous en mémoire le fameux virus pandémique de 2009-2010, le A H1N1.

RHUME

inalazioni luiLe rhume est la première affection qui touche le système respiratoire : l’inflammation se manifeste à l’endroit où l’air pénètre dans l’organisme, à savoir le nez. Le rhume se manifeste par une inflammation de la muqueuse nasale (rhinite) qui, en se gonflant, provoque une obstruction progressive du nez et empêche de bien respirer. S’y ajoutent d’autres phénomènes : hypersécrétion et écoulement de mucus (rhinorrhée), larmoiement, éternuements (brusque expulsion d’air et de gouttelettes de mucus par le nez), photophobie (impression désagréable provoquée par l’exposition à la lumière) et, occasionnellement, maux de tête. Le rhume est une maladie bénigne qui guérit le plus souvent spontanément, en trois ou quatre jours. On ne peut traiter ses causes (c’est-à-dire combattre le virus qui en est responsable), mais il peut être utile d’avoir recours à des traitements symptomatiques à base de décongestionnants pour le nez, de paracétamol et d’anti-inflammatoires. Il est utile de boire beaucoup d’eau et de boissons chaudes. Enfin, il est conseillé d’observer une journée de repos pour éviter notamment de séjourner dans des espaces confinés (travail et école) et de contaminer ses collègues ou ses camarades.

PHARYNGITE

inalazione ragazzaLa pharyngite est l’une des formes d’inflammations les plus étroitement associées au rhume commun, dont elle constitue une sorte de complication. En effet, lorsque le rhume a franchi la première ligne de défense, à savoir le nez et sa muqueuse – dont le rôle est de chauffer l’air qui passe par le nez et de retenir les grosses particules en suspension dans l’air inspiré - le choc thermique imputable à l’air froid inspiré par la bouche peut provoquer une inflammation du pharynx et le développement d’une pharyngite, couramment appelée « mal de gorge ». La pharyngite se manifeste par des difficultés de déglutition (« docteur j’ai l’impression d’avoir des aiguilles dans la gorge »), associées à une toux sèche, irritante et souvent douloureuse. Il n’est pas rare – mais ce n’est pas systématique – que la pharyngite s’accompagne de fièvre, qui apparaît généralement le soir et n’est pas très forte. L’amygdalite est l’une des manifestations de la pharyngite. Elle touche deux petits organes présents dans notre gorge, les amygdales, qui sont un véritable « terrain d’entraînement » pour notre système immunitaire. En effet, de par leur position, les amygdales sont en contact avec toutes sortes de microorganismes (virus ou bactéries) présents dans l’air ambiant et potentiellement dangereux pour notre organisme. Ce « contact rapproché » favorise le développement d’une « mémoire immunologique » : lorsque le microorganisme se présente pour la deuxième fois, cette dernière active immédiatement un système de défense (anticorps et lymphocytes), qui attaque l’hôte indésirable et l’expulse. C’est bien pour cette raison que les amygdales peuvent être le siège d’infections, pour la plupart d’origine bactérienne : se manifestant sous forme  de pharyngite, elles provoquent un gonflement des amygdales qui peut aller jusqu’à obstruer le passage de l’air. Les amygdales sont alors rouges et parsemées de taches blanches ou grisâtres, que l’on appelle des « plaques ».
Si, comme nous l’avons signalé pour le rhume, on ne peut traiter les causes de la pharyngite virale aiguë mais seulement ses symptômes, il est conseillé d’utiliser des antibiotiques pour soigner les pharyngites et les amygdalites d’origine bactérienne. Attention cependant à ne le faire que sur prescription médicale. Bien entendu, les antibiotiques peuvent être associés à des traitements symptomatiques, qui permettent d’atténuer les symptômes des amygdalites et d’accélérer parfois leur guérison.

LARYNGITE

inalazione papàBien que la laryngite soit elle aussi provoquée par une inflammation, elle se manifeste sous d’autres formes que celles décrites ci-dessus. Cela tient à la particularité de l’organe concerné (le larynx), dont l’unique fonction est de moduler le son produit par l’air qui sort des poumons et de le transformer en mots à travers les vibrations des cordes vocales. C’est pourquoi les maladies qui frappent le larynx se manifestent en premier lieu par un trouble de la voix (dysphonie) ou par sa disparition (aphonie). Elles sont souvent associées à des maux de gorge, à des difficultés de déglutition et de respiration, à une toux sèche et rauque, et, occasionnellement, à une fièvre modérée. On ne connaît pas de médicaments susceptibles de traiter les causes de la laryngite puisque, dans la grande majorité des cas, elle est d’origine virale. En revanche, outre les traitements symptomatiques susmentionnés (médicaments anti-fièvre, anti-inflammatoires et décongestionnants), il peut être utile d’avoir recours  à des vaporisateurs ou à des aérosols à base de cortisone, qui sont détaillés dans le chapitre consacré à l’asthme et à la BPCO. Leur utilisation se justifie par leur effet anti-inflammatoire sur les cordes vocales, qui permet de retrouver la voix plus rapidement.

TRACHEITE

aerosol luiLa trachéite est une forme inflammatoire « de transition » entre les maladies des voies respiratoires « supérieures » que nous venons de décrire et celles des voies respiratoires « inférieures », que nous allons voir plus loin. La trachéite se présente rarement seule : elle est généralement associée à une laryngite et à une pharyngite (laryngotrachéite et pharyngotrachéite). Là encore, son origine est essentiellement virale, et ses manifestations cliniques ne diffèrent pas des descriptions relatives à la pharyngite et à la laryngite, qu’elle accompagne souvent. Les traitements sont donc pratiquement les mêmes, ainsi que les conseils d’hygiène et d’alimentation. Néanmoins, il convient de signaler que l’utilisation des inhalations ou des vaporisateurs à base de cortisone est encore plus indiquée pour se débarrasser de la trachéite le plus rapidement possible. N’oublions pas en effet que, comme nous l’avons mentionné plus haut, la trachée est une « zone de passage » entre les voies respiratoires supérieures et inférieures. Pour reprendre la métaphore guerrière, sa capitulation ouvre la porte des bronches et des poumons aux virus et aux bactéries. Mais revenons aux traitements : pour soigner la trachéite, il est conseillé d’utiliser des produits fluidifiants ; les sirops pour la toux ont un effet émollient qui soulage les symptômes, même s’ils n’abrègent pas l’évolution de la maladie.

GRIPPE

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La grippe figure de plein droit parmi les maladies respiratoires, car elle affecte principalement l’appareil respiratoire. Elle est provoquée par le plus redoutable des virus respiratoires. Il en existe une variante A et B, et ses caractéristiques antigéniques permettent de distinguer diverses familles, désignées par la combinaison des lettres « A » et « H » et de chiffres.
Le terme italien qui désigne cette pathologie (« influenza ») remonte à l’antiquité. Il se réfère probablement à l’influence que les astres ou le climat exerceraient sur la genèse de la maladie : en effet, elle ne se manifeste qu’à certaines saisons, bien que le virus soit constamment présent (endémique) dans tous les pays.
La grippe, ainsi que certaines formes de rhumes non imputables à ce virus, se manifeste par une série de symptômes : fièvre - augmentation soudaine de la température –, frissons, douleurs musculaires diffuses (myalgies) qui donnent l’impression d’avoir reçu des coups de bâton, autres manifestations (rhume, toux et maux de gorge, parfois associés à une dysphonie ou à une perte de la voix). Même si la maladie, en tout cas dans ses formes « épidémiques » traditionnelles, est généralement bénigne (chez un adulte sain, elle peut guérir en trois ou quatre jours sans complications ni suites), elle peut avoir des effets inattendus chez certaines catégories de personnes, comme les plus de soixante-cinq ans et les malades chroniques. Elle peut alors provoquer des complications respiratoires et avoir une issue fatale.
Ceci explique que l’on insiste lourdement sur la nécessité de se vacciner. La vaccination est conseillée à tous, mais elle est recommandée – et donc prise en charge par la sécurité sociale - pour les catégories de personnes susmentionnées. La technique de préparation du vaccin assure aujourd’hui un produit fiable et de haute qualité. Même si le vaccin ne protège pas forcément de la grippe, il diminue la durée de la maladie, sa gravité et, par conséquent, le risque de complications respiratoires.

 Dernier mise à jour: 10 Janvier 2011  



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